13 décembre 2023

Hélène Fercocq : « 100 matchs de D1, c’est une grande fierté »

  • D1 Arkema

Pour son 100e match de Division 1 Arkema, Hélène Fercocq a reçu un beau cadeau avec un succès sur le fil face à Bordeaux (1-0). La défenseure centrale, fidèle au DFCO depuis 2020, revient sur cette étape importante de sa carrière et sur l’avenir qu’elle espère radieux pour son club.

 

 

Hélène, à 25 ans, te voilà centenaire en D1 Arkema ! Qu’est-ce que ce chiffre évoque pour toi et pour ta carrière ?

C’est une grande fierté. Quand j’étais petite, j’aurais adoré me dire que j’allais passer ce cap des 100 matchs. En plus, on l’a fait avec trois points le week-end dernier, donc c’est beaucoup de plaisir et de bonheur.

 

Si tu devais retenir des meilleurs moments dans ces 100 matchs de D1 Arkema ?

Le tout premier match en D1 Arkema. J’aimerais pouvoir dire mon premier but en D1 Arkema, mais malheureusement je n’en ai jamais marqué. Je vais dire ma première passe décisive face au Havre et aussi avoir une pensée pour le FC Metz où j’ai débuté et avec le DFCO où j’ai joué la majorité de ces 100 matchs.

 

Et au DFCO, quels sont tes moments marquants et les personnes importantes que tu as rencontrées ?

J’ai en tête mes premiers matchs avec Dijon, quand c’était Yannick Chandioux comme coach, où nous avions enchaîné pas mal de victoires. Il y avait un très bon groupe, donc ce sont de bons souvenirs pour moi. Et j’ai surtout en tête la victoire contre Montpellier, le dernier match de la saison passée, devant beaucoup de monde chez nous. Un match incroyable ! C’est d’ailleurs mon plus beau souvenir durant ces 100 capes.

 

100 matchs mais 0 but au compteur… Tu comptes le débloquer à quel moment ?

Je suis grande mas mon jeu de tête n’est pas forcément ma qualité première. Je monte très peu sur corner, donc ce n’est pas facile de marquer, mais dans les prochains matchs, j’espère y arriver.

 

Dans tes rêves, tu le marques comment ?

Sur corner, une balle qui revient à l’entrée de surface, je pourrais mettre une petite mine et essayer de marquer.

 

Comment juges-tu le développement du football féminin sur cette période 2018-2023 ?

C’est ma sixième saison de D1, il y a beaucoup plus de médiatisation et de professionnalisation dans les infrastructures. Sur le plan financier, il y a des salaires plus attractifs. Le championnat s’est beaucoup développé avec l’arrivée de nombreuses étrangères qui apportent différentes cultures, notamment celle de la gagne. Beaucoup de positif, même si aux niveaux de l’affluence dans les stades et médiatisation, il y a encore des efforts à faire.

 

Revenons à la saison en cours. Vous avez vécu des émotions fortes samedi contre Bordeaux (1-0) ! Cette victoire doit faire vraiment beaucoup de bien au moral ?!

Une victoire à la 94e minute, sur le plan émotionnel, il n’y a rien de mieux ! On sortait d’une seconde mi-temps que l’on avait dominée, donc marquer à la fin sur une belle action, c’est très beau ! On a tous exulté ! Même la Direction dans les tribunes !

 

C’est le genre de résultat qui soude un groupe ?

Oui, ça fait plusieurs matchs qu’on sent que le groupe est plus soudé, prend plus confiance. Avant le dernier match avant la trêve à Guingamp, c’est hyper important. C’est un match qui marque, dont on se rappellera. Il nous servira à l’avenir.

 

On ressent plus d’unité au sein du vestiaire que la saison dernière. Tu confirmes ?

C’est vrai. Entre nous, on s’entend très bien. Il y a des petits groupes, ce qui est logique. Cela s’explique notamment de par les différentes cultures dans notre vestiaire. On pourrait faire un repas, vous me mettez à côté de n’importe quelle fille et je parlerai et rigolerai avec elle. Ce qui n’était pas forcément le cas de la saison passée.

 

Le DFCO vient de signer deux succès consécutifs contre des concurrents directs. Vous avez fait le plein de confiance avant un nouveau match important à Guingamp ?!

Guingamp est juste derrière nous. Nous sommes passées à la huitième place, mais ça se joue dans un mouchoir de poche. C’est vraiment un match qui pourrait nous faire basculer du bon côté et nous permettre d’être « au chaud » à la trêve et de voir plus grand sur la deuxième partie de saison.

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